La Casa — Jane Goodall

par Céline Barbeau sur February 06, 2016

Aujourd’hui dans notre série de portraits hebdomadaire sur les femmes de la CASAl’illustre primatologue celle qui nomme notre coloris marron-grisé: JANE GOODALL.

Elle est née le 3 Avril 1934 à Londres. Le docteur Jane Goodall a bouleversé les sciences de la nature, l’éthologie, et toutes nos conceptions bornées sur les « animaux-machines ».

Elle a mené en Tanzanie, la plus longue enquête jamais faite sur les chimpanzés, vivant parmi eux, les étudiant jour et nuit. Elle a observé que les singes effeuillent des brindilles et s’en servent pour « pêcher » des fourmis, se soignent avec des plantes médicinales, cassent des noix à coups de pierres.

Elle a montré qu’ils développent chacun une personnalité, forment des familles, se reconnaissent dans une flaque d’eau, transmettent des connaissances à leurs petits. Ses découvertes (1960) ébranlent la définition de “l’être humain” de l’époque qui attribuait alors ces comportements exclusivement à l’homme.

Grâce à ses recherches, nous savons maintenant que les chimpanzés sont biologiquement semblables aux humains et que nous sommes « le troisième chimpanzé », leur proche cousin.

Fondé en 1977 en Californie, L’INSTITUT JANE GOODALL, inscrit son action dans une démarche globale de protection de la biodiversité, d’aide à la gestion durable et équitable des ressources naturelles, et d’éducation des plus jeunes.

Les instituts Jane Goodall comptent désormais trente-huit bureaux dans le monde et se consacrent à la protection des grands primates, la création de sanctuaires animaliers, l’étude des animaux, la reforestation et le développement (Africa Programs). Quelque neuf mille groupes JANE GOODALL – ROOTS & SHOOTS (racines et pousses), destinés à sensibiliser les écoliers à la destruction de l’environnement, ont été formés à travers 95 pays.

Le Dr. Jane Goodall a été honorée pour ses travaux par la National Geographic Society, reçu la médaille Benjamin Franklin pour les sciences de la vie, le titre de « messager de la paix » des Nations unies, la récompense Gandhi-King pour la non-violence – et elle est officier de la Légion d’honneur française et dame commandeur de l’ordre de l’Empire britannique.

Elle est l’auteur de plusieurs livres, essais et articles d’éthologie importants. Elle sillonne désormais le monde et se donne pour mission essentielle d’alerter l’opinion publique des dangers qu’encourt notre planète et de faire évoluer les comportements individuels vers une meilleure prise de conscience de notre environnement.

Voilà le portrait d’une femme indignée de 82 ans, une activiste des temps modernes, qui selon les dires des gens qui l’ont rencontré garde toujours un franc sourire lumineux.

La semaine prochaine, nous vous ferons découvrir George Sand.

Sandra et Valentine.